Réclamez mon selfie avec une star !

Comme tout dysmorphophobe, je fuis les appareils photo comme la peste.  
Il y a deux ans, je me suis bêtement fait prendre avec une star, lors d'un événement caritatif. Ce selfie est donc le seul de moi. Mais on refuse de me l'envoyer malgré les 505 euros que j'ai donnés. Tous les avocats que j'ai contactés (dont couût : 550 euros) afin de le réclamer devant le juge ont refusé de m'aider, arguant que ce selfie n'avait pas la moindre valeur. Toutes et tous, démontrez-leur le contraire, réclamez mon selfie : il vaudra de l'or.

nuage de lieux que j'ai fréquenté

pourquoi ce selfie avec une star ?

De quelle star s'agit-il ?

Pourquoi je vous demande d'attester que je ne vaux rien ?

Dans quelles conditions le selfie a-t-il été pris ?

Ai-je continué à entendre une voix ?

Quels sont les avocats que j'ai contactés ?

La discrimination est-elle légale en Belgique ?

Un crime d'état : comment le démasquer ?

Comment prouver une discrimination négative à partir d'une positive ?

Qui veut rendre la monnaie de sa pièce à la justice ?

Comment être identifié en gardant l'anonymat ?

Comment me suis-je fait prendre ?

C'est une voix qui m'a demandé de le prendre.  
Avec ma phobie des selfies, cette voix n'est pas la mienne.  
Etant encore plus lâche que dysmorphophobe, je n'ai pas osé lui désobéir.

Quand j'ai vu qu'il y avait une enchère pour prendre un selfie avec une star, j'ai mis le paquet (505 euros) pour la remporter.

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De quelle star s'agit-il ?

...  après 40 ans passées au plus haut niveau, elle serait prête à rempiler avec les diables.  
N'importe quel footeux, vous dira qu'il s'agit de Michel Preud'homme.

Attention : dans un but de simplification, la star représente toute une organisation.  
Michel Preud'homme s'est juste contenté d'être présent pour le selfie : ce n'est pas lui qui l'a pris, ce n'est pas à lui à qui j'ai donné l'argent.

Si je dévoile la durée exceptionnelle de sa carrière (à ma connaissance personne d'autre en Belgique n'a eu une carrière footballistique aussi longue), c'est pour mettre en évidence deux fameuses coïncidences :

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Pourquoi je vous demande d'attester que je ne vaux rien ?

vous lirez plus bas que la justice des hommes n'a pas sanctionné la star pour cette faute (une grosse quand même : 505€), considérant que ce selfie n'avait aucune valeur.  
Prouvez-lui le contraire : toutes et tous, réclamez mon selfie !

Il vaudra de l'or si nous arrivons à prouver qu'il ne valait rien car je ne valais rien au moment de le prendre.

Malheureusement, ayant toujours eu honte de mes déboires, je ne les ai pas encadrés.  
Maintenant, je me rends compte que le selfie montre, côte à côte, un homme à qui tout réussi depuis 40 ans et un autre qui a tout raté dans le même laps de temps.  
Le selfie vaudra son pesant d'or à condition que tous ceux m'ayant connu (voir ci-dessous les lieux que j'ai fréquentés) attestent - non pas de mes échecs, ce serait trop long - mais de mes réussites.  De sorte que leur silence fasse foi.

Car j'ai beau fanfaronné sur ma déficience physique et intellectuelle, je ne suis pas à l'abri d'Alzheimer, ma mémoire peut me jouer des tours.  Le selfie que je considère comme le graal (puisqu'il aurait dû être la passation du relais entre une star et un peye) ne serait qu'un vulgaire cliché.

De même, s'il devait refaire surface ou s'il devait en exister un autre de moi, il deviendrait un cliché de paparazi sans la moindre valeur.  
Raison pour laquelle, je compte bien passer le reste de ma vie à me cacher.

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Dans quelles conditions le selfie a-t-il été pris ?

La quatrième vague de la pandémie déferlant, j'imaginais être masqué pour prendre le selfie.  
Mettre un bout de tissus sur le nez me donnait l'impression d'être le Dieu Priape (celui qui a tout le temps la trique) mettant un string pour cacher son zob démesuré en érection.
Mais soit, cela m'a donné le courage d'aller à la pose.  
Hélas, au moment de la photo, on me demande de l'enlever, mon masque.
Pris au dépourvu, je m'exécute.  Je suis fait comme un (vilain) rat.

Dans les jours qui ont suivi, j'ai craint voir ma photo se répandre sur les réseaux sociaux.  
Vous savez, avec la mention : "accrochez-vous bien avant de regarder la photo".

Moi-même, j'ignorais si j'allais avoir le courage de la regarder :
en 40 ans, je n'ai jamais eu le courage de me regarder dans un miroir.  
Non jamais ! Quand j'y suis contraint, je me dis qu'il n'est pas possible d'être aussi laid.  
Et qu'à l'impossible nul n'est tenu ! ... sauvé !

Mais maintenant, avec l'informatique, tout est possible !
A quoi bon nier la réalité aujourd'hui devant la glace puisqu'elle sera là demain, électroniquement immortalisée, devant tout le monde !

Heureusement, la star ne m'envoie pas le selfie.  Elle ne le publie pas non plus sur réseaux sociaux.  
Si mon cerveau droit (l'émotif) est terrorisé à l'idée de tomber dessus au détour d'une page, le gauche (le rationnel) est plutôt rassuré :
les gens sont plus miséricordieux qu'on ne le croit, quand ils prennent une photo susceptible d'anéantir la personne, ils la jettent aussitôt.  ("PSSST ! les potes si vous en avez une de moi, surtout ne la montrez pas, ça m'anéantirait !")
Que ce soit en réunion de travail, en soirée d'anniversaire ou au cachot (dans lequel on m'a jeté pour délit de sale gueule), j'ai évidemment déjà été pris en photos.  Mais on a dû toutes les jeter ; jamais en tous cas, on ne m'en a envoyé une seule.

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Ai-je continué à entendre une voix ?

Oui malheureusement : "TU AS PAYÉ POUR LE SELFIE, RÉCLAME-LE !", a-t-elle ordonné.

Pour mon malheur, je suis encore plus pingre que lâche : hors de question de payer pour ne rien avoir,
déjà que je veux tout avoir sans rien payer.

Alors, j'écris un mail à la star, en priant pour qu'à défaut d'être miséricordieuse (c'est incompatible), elle ait jeté la photo afin de préserver son image.  Cela se comprendrait : elle en prendrait un coup !

OUF ! La star ne répond pas ! L'idole de mon enfance garde le silence, tant mieux.

Mais la voix n'en démord pas : "INSISTE !", s'emporte-t-elle.  

Tel un supplicié sachant qu'il ne peut échapper à sa cruelle destinée, j'insiste.  J'envoie même un recommandé !

YOUPIE ! ... la star ne va même pas le chercher.  
Ragaillardi, je regarde la voix droit dans les yeux, haussant les épaules écartant les bras, en signe d'impuissance : qu'est-ce que je peux faire d'autre ?

"VA VOIR LE JUGE !", répond la voix.

Pour mon malheur, je suis encore plus loser que pingre.

Or avec mes mails, recommandé et preuve de paiement, c'est gagné d'avance.  
Je me dis que ce serait bête de louper l'occasion de niquer une star, pour de vrai, devant le juge.

Mais de nouveau, surgit la terreur : et si la star était miséricordieuse, en fait ? ...
si elle avait estimé que j'étais trop laid pour m'envoyer le selfie ?
Citée à comparaître, elle n'aurait plus d'autre choix que d'exhiber l'horreur au tribunal pour se justifier.

Vu la renommée de la star, la presse s'en saisirait !
Ma photo serait à la une de tous les journaux, comme celle d'un terroriste en cavale, un homme à abattre.

De toute façon, miséricordieuse ou soucieuse de son image, la star finira par remettre la main sur le selfie.  
Car un selfie, ça ne peut pas disparaître : ça se fowarde, se tweete, se googlise, dans le cloud ou ailleurs !
Ce n'est pas comme un monstre en chair et en os qui retournera en poussière, sans même avoir eu le temps de dire OUF !

Par contre, si sa monstruosité s'affiche sur selfie, c'est pour l'éternité ! Enfer et damnation !
Je supplie la voix de, je ne sais que faire pour, m'éviter ça.  
Cela me fait si peur que cela amplifie encore le dégoût que j'ai pour ma propre personne (le seul truc qui soit propre chez moi, c'est ma propre personne).  Je pensais que cela n'était pas possible ... et bien si !

Toujours plus sourdement à mes supplications, la voix tonne : "VA VOIR UN AVOCAT !"

Des avocats, j'en ai vus à la pelle.  Aucun n'a accepté de travailler avec moi.  
Un seul (Maître Piron) a bien voulu rédiger une citation à comparaître afin que je puisse aller seul devant le juge.  
C'était pour une toute autre histoire, une rupture abusive de contrat : une agence avait rompu notre contrat, sans préavis, sans explication, sans remboursement.  

J'ai décidé de porter plainte car cela n'était pas dû à ma monstruosité (j'aurais compris qu'elle rompe le contrat sur le champs) : confinement oblige, nous ne nous étions jamais vus.

Tous les avocats admettaient pourtant que, dans les deux cas, l'affaire était cousue de fil blanc.  
Ici aussi, le refus des Maîtres du Barreau n'a rien à voir avec ma monstruosité : nos consultations s'effectuaient pas téléphone bête et méchant (pas en visioconférence)
... ici aussi, je n'allais pas me laisser faire : ils n'avaient aucune raison pour refuser de me défendre.  

Mais peut-être en avaient-ils pour ne pas citer une star à comparaître ?

Car s'ils ne me connaissaient pas, la star elle était connue.  
L'un des avocats m'a même dit que si je l'attaquais en procès pour une faute qu'elle avait bel et bien commise, et donc qui nuirait davantage à sa carrière qu'une calomnie, elle m'attaquerait pour diffamation.  
Et que je risquais de me retrouver sur la paille.

Je vous rassure : vous n'avez pas été téléporté ailleurs en un autre temps ; cela se passe bien sur terre en Belgique au XXIème siècle.

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Quels sont les avocats que j'ai contactés ?

Afin de ne pas donner de mauvaises idées à certains, prière de ne pas propager l'information indiquant que la justice belge refuse d'intervenir pour un vol de 505€ (selfie) et un autre de 554€ (rupture du contrat)

pour la rupture abusive du contrat dont le procès se tiendra le 24 novembre 2023 (grâce à la citation rédigée par Maître Piron) :

pour le selfie payé 505€ jamais livré

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La discrimination est-elle légale en Belgique ?

Ne sachant pas payer chaque fois 150€ pour m'entendre dire "Non Monsieur, je ne vous défends pas.", je n'ai pu aller en procès.

Pour moi, c'est normal et plutôt rassurant puisque se plaindre de discrimination, c'est déjà puer du bec.  Mais pour un état de droit, c'est autre chose.
Car, si la star savait que j'étais un monstre, s'empressant de jeter le selfie (c'est ce que tout le monde, moi y compris, aurions fait), les avocats que j'ai eus au bout du fil ne le savaient pas.  
Ils ne peuvent donc pas se retrancher derrière le fait que je suis un monstre pour refuser de me défendre.
(A toutes fins utiles, précisons qu'un monstre, qu'il soit de cruauté ou de laideur, est un monstre ... indéfendable en effet.)

Là où cela devient grave, c'est qu'un avocat n'a pas l'obligation de justifier son refus de défendre quelqu'un.  
La discrimination est illégale en Belgique : quand quelqu'un offre des prestations à certains il faut des motifs valables pour les refuser à d'autres ... sauf pour un avocat.

Par exemple,
si quelqu'un refuse un job, un appartement, un service, ... à une étrangère parce que c'est une femme de couleur musulmane ou autre, elle peut aller se plaindre auprès d'un avocat
... mais seulement si elle a une heure et 150 euros à perdre.

Si l'avocat avait accepté le dossier, par téléphone avant de la rencontrer, c'est comme si elle s'entendait dire : "Mais fous l'camps sale bougnoule".

Mais ni le bâtonnier, ni le conseil de discipline, n'y voient de la discrimination , arguant que c'est écrit dans la déontologie de l'avocat (pas de crier "sale bougnoule" bien entendu mais de lui réclamer 150 euros pour lui indiquer la porte après avoir accepté de la défendre par téléphone).  

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Un crime d'état : comment le démasquer ?

L'expérience nous apprend qu'aucun crime, aussi parfait soit-il, ne peut résister à un concours de circonstances exceptionnel.

En l'occurence, la disparition d'un selfie est le seul "crime" qui ait été commis.  
Je ne l'aurais pas considéré comme tel si le concours de circonstances permettant de le faire n'était pas lui exceptionnel.  J'ai déjà cité les circonstances suivantes :

Mais ce n'est pas tout.  Comment ne pas mentionner :

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Comment prouver une discrimination négative à partir d'une positive ?

Un euro symbolique c'est tout ce que je réclame pour la discrimination dont je suis la cible depuis 40 ans.

On ne saura jamais si j'ai été été discriminé par la star car aucun avocat ne m'a permis de le savoir devant le juge.  
Les consultations étant téléphoniques, aucun ne savait pourtant que j'étais un monstre.

En fait, c'est la star qu'ils ont discriminée, posititivement ! En dépit de sa faute, elle n'a pas été inquiétée, pas même après que j'aie déboursé 550 € pour faire valoir mes droits.

Et je ne pouvais pas rêver mieux.  Car en tant que dysmorphophobe, terrorissé à l'idée d'être réellement une bête à abattre, je n'aurais pas été cohérent envers moi-même si j'avais tenté de me défendre.  
J'ai une courte anecdote qui vous fera mieux comprendre ce que je veux dire : au médecin qui m'avait repproché de ne pas vouloir me soigner, j'avais répondu "Ben non, j'suis suicidaire".

A travers la discrimination positive de la star, j'ai pu montrer que si je n'ai jamais étudié, travaillé ou aimé, ... ce n'est pas parce que je ne voulais pas étudier, travailler ou aimer.  
La seule chose que je ne voulais pas faire, c'est prendre un selfie.

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Qui veut rendre la monnaie de sa pièce à la justice ?

Arrivant à ma limite d'âge, j'aurai passé ma vie sur terre sans savoir ce que c'est étudier, travailler ou aimer.  
Quoique ... je pense savoir où la voix veut en venir.  Je vous explique :
En amour, il vous est certainement arrivé de détester quelqu'un qui vous aime.  Nous allons considérer que ce quelqu'un, c'est moi : vous me détestez, je vous aime.

Jusque là ça va mais maintenant, accrochez-vous : je vous propose d'inverser les rôles :
N'ayez crainte : nous ne nous rencontrerons jamais.  Rien ne vous côutera de faire comme si vous étiez folle de moi (ou fou mais je vous préfère folle) et moi pas.  
Moi vous ne me reverrez plus jamais, je vous abandonne, je suis un monstre, d'égoïsme cette fois.  Peu importe que vous m'aimiez, puissé-je me regarder dans la glace.  

La seule chose que je vous laisse de moi, c'est un selfie que j'ai pris avec une star.   Et encore, je ne voulais pas mais voilà c'est arrivé !
Ils m'ont demandé d'enlever le masque pour le prendre, je l'ai fait, il ne pouvait quand même rien cacher.   Il est atroce : je vous le laisse.  
Je vais troquer ma présence à vos côtés contre ce selfie.

Et c'est là que ça devient intéressant pour vous comme pour moi :
si la star est incapable de vous le fournir, insistez sur la douleur que provoque l'absence du seul selfie que moi, feu le fol amour de votre vie, vous ait laissé.  
Cela vous permettra de réclamer un euro symbolique de dommages et intérêts.  
Moi qui n'ai jamais rien foutu dans la vie et ne fouterai jamais rien, j'aurai au moins servi à ça.

Et qui sait ? ... si vous êtes nombreux à réclamer mon selfie, j'aurai niqué le star-système.  
Car, même si la star millionnaire (Michel Preud'homme en l'occurence mais peu importe la star c'est conceptuellement l'important) est capable de payer à chacun l'euro symbolique qu'il réclame, cela lui arracherait le cul d'en payer un seul.  
Et c'est ça qui écœure la voix.  "BEURK" dit-elle.

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Comment être identifié en gardant l'anonymat ?

Pour obtenir mon selfie, pas d'inscription, pas de cookie, pas de RGPD, répondez juste à la question ci-dessous.

combien font 6 + 9 ?

Par la même occasion, vous militerez pour l'anonymat qui est une valeur sacrée du dysmorphophobe (le simple fait de donner son nom lui donnant envie de vômir).

Sur son site EnUnMot.be, vous serez identifié par la date et adresse de connexion plutôt que par votre identité.   
Ces renseignements ne sont accessibles qu'à vous (prenez soin de les noter et éventuellement de les authentifier en - petite astuce - les inscrivant en communication d'un quelconque virement bancaire de manière à ce que la date du virement fasse foi.  La banque comme authentificateur).  
Il vous suffira de les présenter au 139 rue des Guillemins à Liège, masqué si vous voulez garder l'anonymat.  Ou en les envoyant par mail à pierre@EnUnMot.be.

En cas de perte du selfie, j'introduirais une action collective, au nom des tous les demandeurs anonymes.  Pour recevoir l'euro symbolique de dommages et intérêts que le juge pourrait accorder, il faudra également présenter ces renseignements.

Pour être tenu au courant du développement de l'affaire, vous devrez revenir sur EnUnMot.be.  
Votre anonymat est à ce prix.

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